DIY : les clés pour fabriquer son compost à la maison

27 avril 20205070

Pourquoi faire son compost maison ? Si vous n’avez pas encore trouvé une bonne raison de vous lancer, en voici plusieurs !

Le compostage est une superbe activité pour renouer le contact avec la nature. Oubliez les poubelles saturées et les allers-retours en déchetterie pour vos déchets organiques, le compostage est un geste écologique, économique et même bénéfique pour vos plantes mais pas que. Créer votre propre compost vous permet de vous investir dans une activité calme, sereine et manuelle, qui plus est source de fierté personnelle ! Eh oui, le compost c’est le premier pas vers des plantations plus saines et bio (fleurs, légumes, fruits) et même un début d’autonomie alimentaire. Attendez donc de voir comment votre jardin vous exprimera sa gratitude…Vous ne saurez bientôt plus si c’est un potager ou une jungle ;-).

Alors, prêt.e à vous lancer ? Le printemps est là, les beaux jours ne manquent pas, laissez-vous tenter par cette petite voix qui vous pousse à mettre la main à la terre. Vous savez, cette même main qui a été mise tant de fois à la pâte en ces temps de confinement pour faire tous ces pains et ces gâteaux Ô combien délicieux. Sortons-les du pétrin !

Suivez notre guide pour fabriquer votre compost maison et à vous les bons légumes et jolies plantes qui feront le bonheur de votre foyer.

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Pourquoi composter ses déchets ?

Composter c’est recycler et même mieux : upcycler !

Quand vous compostez une partie de vos déchets du jardin et de la maison, que vous les amassez dans votre bac à compost au lieu de les condamner dans des sacs poubelles sans seconde vie, vous leur donnez l’opportunité de se décomposer pour se transformer en quelque chose de nouveau et de très utile : de l’engrais 100% naturel ! Et tout cela grâce à qui ? Vous bien sûr, grâce au tri de vos déchets organiques, mais ce n’est que la première étape. Le processus de transformation, lui, est impulsé par d’adorables champignons, bactéries & Co. ainsi que de gentilles petites bêtes qui travaillent main dans la main pour rendre possible ce «temple du bio» qui fera rayonner votre jardin.

Faire son propre compost c’est donc un acte environnemental, économique et curatif.

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  • Le compost est bon pour l’environnement car vous offrez à la terre un produit 100% naturel et que vous réduisez votre quantité de déchets, donc les émissions liées à leur transport en déchetterie et à leur traitement.
  • Le compost vous permet de faire des économies puisque vous diminuez votre budget engrais, terreau, eau et sacs poubelles ! Le saviez-vous ? Grâce au composteur, vous pouvez réduire vos déchets ménagers jusqu’à 30%, soit près de 200kg/an/habitant (Source : Chiffres clés Déchets – Edition 2016, ADEME).
  • Le compost est un traitement curatif de choc pour vos plantes : grâce à cet engrais 100% naturel, votre terre respire, elle s’enrichit, elle retient mieux l’eau ainsi que les nutriments indispensables à vos cultures et elle est mieux protégée de la sécheresse et du gel.

Le compost, comment ça marche ?

Déposez vos déchets organiques dans votre compost et laissez-faire la nature.

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Quand vous jetez vos déchets en tas dans votre compost, vous les confiez à une armée de micro et macro-organismes (vers de terre, insectes, bactéries, champignons, etc) qui a deux missions :

1. Procéder à une première étape de « dégradation » pendant laquelle les résidus sont dégradés à l’état de compost frais. Cette opération se fait à haute température (entre 50 et 70°C au cœur du compost), sous couverture d’oxygène.

2. Procéder à une seconde étape de « maturation » pour transformer ce compost frais en compost mûr, riche en humus ; une opération qui se réalise à une température moins élevée (35 à 45°C).

Mais que serait une armée sans un bon commandant ? C’est là que vous, jardinier aguerri ou en herbe, avez toute votre importance. Vos missions, si vous les acceptez :

  • Alterner les couches et maintenir l’équilibre entre les déchets verts ou humides (tonte de gazon, épluchures, fruits et légumes, etc.) et les déchets bruns dits secs (broyats de bois sec, de taille, etc.).
  • Aérer et mélanger le compost pour permettre à l’air de circuler car l’oxygène est indispensable aux micro-organismes pour le processus de décomposition (et accessoirement, pour éviter les mauvaises odeurs.)
  • Surveiller l’humidité pour éviter le dessèchement et donc la mort des micro-organismes. Pour cela, il faut arroser le tas ou apporter des déchets humides. Dans le cas inverse d’une humidité trop importante – qui impliquera une baisse de température et un ralentissement de la décomposition -, il faut ajouter des matières sèches (sciure, feuilles mortes…).
  • Faire preuve de patience. Rome ne s’est pas construite en un jour ! Attendez 6 à 10 mois et récoltez le fruit de votre travail en équipe.

Comment savoir quand votre compost est prêt à être utilisé ?

Votre compost est parfait quand il sent la forêt et que l’humus s’effrite facilement. Dès lors, retirez-le par la base de votre composteur et incorporez-le au pied de vos plantes/jardinières d’extérieur ou d’intérieur. Vous en avez trop ? Donnez-le à vos voisins ou à votre commune pour les plantes qui l’embellissent ou pour entretenir des jardins partagés.

Quel bac à compost utiliser ?

Le compost peut se faire dans différents types de bacs à compost ou à même le sol.

En effet, si vous le voulez vous pouvez faire du compost à même la terre, sans contenant (compost en tas ou compost en surface). Cela dit, pour plus de praticité et d’esthétisme dans votre jardin, vous pouvez aussi choisir de centraliser votre compost dans un bac appelé « composteur » posé au sol, dans un endroit semi-ombragé.

Le composteur peut-être en bois ou en plastique, en silo ou en fût et il peut se présenter sous plusieurs formes :

  • le bac à compost classique : il dispose d’une ouverture, d’une aération et d’une trappe de récupération à la base.
  • le composteur rotatif : il comprend en plus une manivelle pour remuer et brasser facilement les déchets organiques contenus dans le tambour et ainsi accélérer la décomposition.
  • le lombricomposteur : il fait appel à une armée de lombrics pour accélérer le processus. Il peut être particulièrement utile en appartement, quand on n’a pas de jardin mais quelques plantes et/ou des jardinières sur un balcon/une terrasse.

Comment et où se procurer un bon composteur ?

Vous pouvez acheter votre bac à compost sur Internet, dans des jardineries, des magasins de bricolage ou bien dans des magasins spécialisés bio ou écologie.

Si vous avez l’âme bricoleuse, vous pouvez aussi fabriquer votre composteur vous-même !

C’est une belle occasion d’utiliser des matériaux de récupération que vous pouvez avoir en stock suite à la construction de votre maison par exemple (palettes de transport, briques, parpaings, etc.). Peu importe la forme de votre composteur tant que vous prévoyez une ouverture et des aérations de tous les côtés.

Renseignez-vous auprès de votre commune ou communauté de communes ! Certaines d’entre elles mettent à disposition de leurs habitants des bacs à compost, gratuitement ou à prix dérisoire. Ce serait dommage de vous en passer.

Que mettre dans son composteur ?

Vous pouvez déposer différents types de déchets dans votre composteur.

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© Priscille Depinay
  • Les déchets verts (dits « mous » ou « humides ») composés de matière organique fraîche, riche en azote et d’un peu de carbone. Parmi les déchets verts vous retrouvez : les épluchures, les tontes de gazon, les fleurs fanées, les mauvaises herbes, les coquilles d’œufs, etc.
  • Les déchets bruns (dits « durs » ou « secs »), riches en carbone utile pour la vie des micro-oragnismes. Exemples de déchets bruns : les résidus des tailles de haies, les feuilles mortes, le marc de café, les sachets de thé (sans les agrafes), les branches, etc.

Avant de jeter vos déchets, pensez à couper ou broyer les plus gros d’entre eux ! Cela facilite le travail des micro-organismes qui peuvent ainsi digérer vos déchets plus vite.

Attention, certains déchets sont en revanche interdits dans votre composteur : les plantes malades, la cendre, les mégots, la litière non biodégradable, la poussière d’aspirateur, la graisse, les produits chimiques, etc.

Pour en savoir plus et rendre cet apprentissage amusant pour vos enfants, vous pouvez télécharger le « Compost Challenge » : un jeu vidéo pédagogique sur le tri des déchets, le compostage de proximité et le jardinage au naturel. Il est disponible gratuitement sur iOS et Android.

Vous n’avez pas de jardin ? Cultivez en intérieur !

Aujourd’hui les composteurs s’invitent aussi sur les balcons et dans les cuisines.

Il existe même sur le marché des composteurs spécifiques pour les appartements. Ils peuvent servir à recycler vos déchets du quotidien au profit de vos plantes d’intérieur, celles de votre balcon ou encore pour votre jardinière d’aromates, de tomates cerises, de fraises, etc.

Vous craignez les odeurs nauséabondes ? Pas d’inquiétude ! Si vous vous munissez d’un composteur avec un couvercle assez étanche et que vous respectez les règles énoncées plus haut – sur les déchets à éviter et le bon entretien de votre compost -, votre composteur ne vous causera aucun souci olfactif.

Vous pouvez également opter pour un lombri-composteur pour votre compostage en appartement.

Plus petit et plus rapide que le composteur classique, c’est l’allié idéal des cultures en intérieur ou sur balcon ! Il comporte plusieurs bacs dans lesquels le compost se décompose à des stades de maturation différents grâce aux lombrics très gourmands qui se chargent d’accélérer le processus.

Vertical, horizontal, à un seul bac ou à plusieurs bacs, à plateaux tournants ou coulissants : le lombri-composteur se décline en plusieurs versions et, au-delà de son utilité, il peut-être un objet de décoration d’intérieur à part entière !

Autre astuce pour votre compostage en intérieur : le bokashi.

C’est une méthode de compostage d’origine japonaise qui permet de produire un engrais très riche et qui ne nécessite qu’un seau en plastique ; un mini-format qui peut facilement trouver une place dans votre cuisine ou dans le cellier. Le bokashi dispose d’un couvercle hermétique, d’une grille et d’un robinet en partie basse.

À noter que, contrairement au composteur classique, le bokashi nécessite l’utilisation d’un activateur – un mélange de son de blé, de mélasse et de micro-organismes – et comme il s’agit d’une méthode de fermentation anaérobique : moins il y a d’air qui rentre, mieux c’est. Il faut donc l’ouvrir le moins possible. Plus d’informations ici : https://www.gammvert.fr/conseils/conseils-de-jardinage/comment-bien-utiliser-le-composteur-bokashi

Bon à savoir : il est très simple de fabriquer soi-même son petit composteur d’intérieur ! Vous pouvez par exemple vous servir d’une petite poubelle en plastique ou d’un pot de fleurs percés entre deux soucoupes. De nombreux tutos existent sur Internet, cliquez ici pour découvrir celui que nous vous proposons.

Vous rêvez d’un beau potager pour la future maison de vos rêves ?

Contactez-nous. La Maison des compagnons vous accompagne dans la recherche de votre terrain idéal pour construire votre maison et donner vie à votre potager qui comprendra, bien évidemment, un magnifique composteur ;-).

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